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/ Compétition à l'ancienne / Bonnat 2009

 

Les Donnat à BONNAT

 

 

Si j'aurais su, j'aurais pas venu !!!
Le matin du 3 mai apres une semaine de pluie, la famille Donnat s'est rendu à Bonnat, pour ce qui sera dans mon souvenir la Gilles Lalay classique de la moto ancienne, releguant l'au
boussonnaise à une simple balade.


10 heures, le départ, enfin pas pour moi : valve de pneu avant coupé, heureusement le boulanger de Bonnat, un gars super sympa, me propose de réparer dans son garage et 30 minutes plus tard me voila parti.
3 minutes après le départ c'est la spéciale en ligne dans les bois et c'est pas une promenade bucolique comme pourrait le faire croire la photo prise sur le petit pont pendant la reconnaissance du terrain : devers, bourbier, cote, descente et même un bourbier dans une côte en devers, et bien oui ! sans doute une source ! beaucoup d'ornieres, c'est tres usant... je rattrape Guillaume dans une cote du premier CH, avec le 50 il est deja bien entamé, il faut dire que les ornières de modernes avec une vieille, on touche pas le fond.

A 5 kilomètres du 1er CH Guillaume tombe en panne d'essence, le mik 26 quand il tourne à 11000 tours il consomme ! un agriculteur nous donne une boite de conserve pour transvaser de l'essence, on la nettoie tant bien que mal, plutot mal , il y a de la boue partout. ..
On arrive au CH avec 50 minutes de retard, 2 pruneaux, de l'essence, de l'eau et c'est reparti , pas pour longtemps.... Dès que Guillaume ralenti le moteur du fantic s'arrete, c'est une carotte dans le gicleur de ralenti , et d'un petit pois, et d'un haricot, non le Fantic n'aime pas la jardinière de legumes...
 Après environ 15 démontages du carburateur ça marche mieux, le filtre a bloqué les légumes et on est totalement morts. Dans certaines ornieres, il nous faut porter la moto, la boue n'est pas liquide comme à Aubusson, là elle colle. Les chemins dans les bois : des tranchées de 200 m de long,
10 m de large, 40 cm de profondeur minimum... il nous faut slalomer entre les arbres, c'est aussi le bourbier mais il y a des parties dures ( des racines )
 On arrive à la 2eme spéciale en même temps que les elites  qui nous rattrapent, on les regarde passer, c'est pas le moment de rentrer dans la spéciale, ça chauffe... un pilote nous dit qu'il y a des bourbiers avec de la boue jusqu'au guidon entre la spéciale et le village de Bonnat, les 10 derniers kilometres, on peut le croire vu l'etat des pilotes d'elite et comme nous on aime nos motos on fait la speciale et on finit par la route...
c'est la premiere fois que j'abandonne un enduro, ça doit etre l'âge, on va dire comme ça ... 
Le moto club des 2 creuses a bien travaillé, l'organisation était parfaite, bien fléché, mais inadaptée aux motos anciennes.
Les prochaines aventures de la famille Donnat à Vannes ...

Jean Marc

 

 Le propos de J.R. ANDREANI« Après une saison à piloter une 125 SWM TF3, je suis de retour sur un FANTIC 125 BRISSONI REPLICA pour la saison 2009, et j'ai retrouvé de fait la faculté de m'exprimer sur ce site.

J'ai participé au mois d'avril à cette magnifique mais lointaine (donc coûteuse) course de GRANGES SUR VOLOGNE ; malheureusement pour moi, un défaut de préparation ou un geste malveillant m'a conduit à constater la perte de ma vis de ralenti, générant ainsi une prise d'air et un serrage sérieux dans la spéciale ;

C'est d'autant plus rageant que la moto souffrait des problèmes de carburation que vous imaginez depuis la première grimpette après la sortie du parc fermé, et que malgré tout elle avait tenu 3 heures de course, et que je pointais aux CH, dans les temps sans difficulté.

Mais, le sport mécanique c'est ça. On n'est jamais sur d'arriver au bout !

J'ai donc abandonné la mort dans l'âme, mais après avoir participé au plus bel enduro de ma vie ; donc messieurs, n'ayez pas peur des kilomètres ! L'enduro dans les Vosges, ça vaut le déplacement et on est bien accueilli.

 

Nous apprenons à GRANGES SUR VOLOGNE, que la prochaine épreuve se déroulerait à BONNAT (Creuse), 3 semaines après !

Après avoir encore pesté sur la qualité de la communication de la fédé, je me suis dit : je ne vais pas à BONNAT, l'ayant fait quatre ans auparavant en moto moderne, je savais que le cloaque creusois nous attendait .et que la profondeur des bourbiers n'avait d'égal que la longueur des ornières. Bref, un truc de bargeots à faire avec nos vieilles.

 

Pendant les quelques jours qui suivaient, je me mettais en quête d'un nouveau piston et, grâce à Philippe BLONDEAU, de notre Club, qui m'a gentiment offert le sien en attendant que je le lui remplace (qu'il en soit chaudement remercié), je me suis dit que ce serait tout de même un sacré challenge de terminer BONNAT avec une moto âgée de 27 ans.

 

Puis, frappé d'inconscience (et motivé par d'autres inconscients), je me suis dit qu'il fallait faire BONNAT et qu'on en reparlerait à notre retraite, comme d'une grande épreuve.

 

Arrivé le matin même de l'épreuve, je rencontre les DONNAT, qui connaîtront bien des misères ensuite (exposées également sur le site).

 

Je prends le départ sans souci (le carbu est un mikuni neuf désormais) et je commence à m'enfoncer dans la campagne creusoise.

 

Et alors, là, c'est bien pire que le souvenir que j'en avais en moderne.

 

Dans les tous premiers kilomètres, une spéciale en ligne très longue, glissante à souhait, pleine de pièges techniques qui, heureusement n'était pas chronométrée pour nous.

 

Ouf ! Cela étant, même en liaison, il fallait se l'envoyer. Des mecs tankés, il y en avait partout.

 

Après cette spéciale de dingues, on reprend la liaison et . on enchaine bourbiers sur bourbiers, plus profonds les uns que les autres, physiques, longs et quelques remontées de ruisseaux hallucinantes, avec des marches, dont une se termine sur une montée très grasse sans élan en dévers.

 

Un morceau de bravoure où je demeurais un certain temps, bloqué par un bouchon, au milieu des modernes.

 

Un sérieux cirage de galettes après, arrive le CH 1 ; je pointe avec 13 minutes de retard ! Désabusé et l'embrayage en berne, je me dis que la course est finie.

 

Je me traîne comme je peux, après avoir retendu l'embrayage au maximum, jusqu'à la spéciale 2, la seule qui comptait pour nous.

 

Monsieur THOLLAS, le délégué de la fédé, nous apprend que notre calvaire ne durera qu'un tour et que le classement sera effectué sur les temps au CH 1 et les chronos de la spéciale 2, que l'on empruntera 2 fois.

 

Une spéciale 2 assez tourmentée et technique ; je cale dans les deux chronos (sans embrayage avec un 125, je vous laisse imaginer la chose) et je suis largué, bien évidemment.

 

Je rejoins l'arrivée par le parcours normal (les plus conscients d'entre nous rentreront par la route) ; Il y avait des contrôles de passages et je voulais être sur d'être classé après tout ce que nous venions tous de subir.

 

En fait, les 4 kilomètres qui nous séparaient de l'arrivée, ont été parcourus en plus d'une heure !

 

Les bourbiers se succédaient aux bourbiers et le BRISSONI a souffert encore un peu plus (déraillement de la chaine, carter gauche endommagé par le déraillement, explosion du guide chaine, achèvement de l'embrayage, roulements de roue morts etc.).

 

Les autochtones nous ont beaucoup aidés à sortir de cet enfer et il faut notamment remercier une bande de jeunes super sympas, chaussés de cuissardes (il fallait bien ça pour rester au sec) qui nous indiquaient la meilleure route à suivre dans ce lac de boue, ainsi qu'un vieil agriculteur en bleu de travail qui a su me montrer le chemin pour éviter un trou d'eau d'un mètre de profondeur.

 

Je regagne péniblement l'arrivée, mais avec le sentiment d'avoir vaincu une course durissime pour nos vieilles pétoires.

 

Je suis classé, et c'est l'essentiel. Peu importent les chronos. Il fallait finir.

 

La moto est bien fatiguée. Il faudra bien 3 semaines pour qu'elle soit de nouveau en état de concourir à AUBUSSON, 3ème épreuve du championnat, le 24 mai prochain.

 

J'espère qu'enfin, nous retrouverons un terrain souple et technique, adapté aux anciennes.

 

A bientôt, après AUBUSSON ».